Le décès d’un salarié, un accident du travail mortel ou un événement grave survenu sur le lieu de travail peuvent bouleverser une équipe. Au-delà de l’urgence, l’organisation doit aussi savoir comment informer, accompagner les salariés et permettre au collectif de retrouver progressivement un fonctionnement stable.
Que faire après un décès au travail ? Faut-il mettre en place une cellule psychologique en entreprise ? Comment repérer les salariés en difficulté et accompagner l’équipe dans la durée ? Nous tentons d’y répondre dans cet article.
Que faire après le décès d’un salarié ?
Un décès brutal d’un salarié constitue un choc pour l’organisation, qu’il survienne sur le lieu de travail ou en dehors. La première étape consiste à gérer l’urgence et à s’assurer que les personnes directement exposées à l’événement sont protégées.
Lorsqu’il s’agit d’un accident du travail mortel, des démarches réglementaires spécifiques s’appliquent. Mais au-delà des obligations administratives, l’organisation doit également se préoccuper des conséquences humaines de l’événement.
Le décès d’un collègue peut provoquer de la sidération, de l’incompréhension, de la tristesse ou de la colère, notamment chez les personnes qui étaient proches de lui ou qui ont été témoins de l’événement.
L’organisation doit donc également penser à l’accompagnement psychologique au travail et au soutien des salariés directement ou indirectement touchés.
Comment annoncer un décès aux salariés ?
Une annonce doit être préparée avec attention. Elle doit rester factuelle, respecter la vie privée du salarié et de sa famille et éviter de diffuser des informations qui n’ont pas été confirmées.
Lorsque cela est possible, les managers doivent disposer des éléments nécessaires pour répondre aux questions de leurs équipes et orienter les salariés qui en ressentent le besoin, par exemple vers un dispositif d’écoute.
Cette première communication participe déjà à l’accompagnement post décès : elle permet de reconnaître ce qui s’est passé plutôt que de laisser les rumeurs ou les inquiétudes s’installer.
Quels sont les signes qu’un salarié a besoin d’aide ?
Après un événement traumatique au travail, les réactions peuvent être très différentes d’une personne à l’autre. Certains salariés peuvent avoir besoin de parler immédiatement, tandis que d’autres semblent continuer normalement leur activité avant de manifester des difficultés plusieurs jours ou semaines plus tard.
Isolement, changement inhabituel de comportement, difficultés de concentration, anxiété, irritabilité, troubles du sommeil ou évitement de certaines situations peuvent notamment constituer des signaux d’alerte.
Repérer ces signes permet de proposer une aide au salarié en difficulté et, si nécessaire, de l’orienter vers l’intervenant externe accompagnant la structure.
Faut-il mettre en place une cellule psychologique en entreprise ?
Une cellule psychologique en entreprise peut faire partie du dispositif d’accompagnement après un événement grave. Elle permet aux salariés qui le souhaitent de bénéficier d’un espace d’écoute et d’identifier les personnes nécessitant un accompagnement complémentaire.
Le dispositif doit toutefois être adapté à la situation : nombre de personnes exposées, nature de l’événement, proximité avec la victime, présence de témoins ou encore conséquences sur l’activité. Un besoin ? Échangeons sur le sujet.
Quelles conséquences après un événement traumatique ?
Un événement grave peut fragiliser les personnes mais aussi le collectif de travail : perte de repères, tensions, baisse de concentration, absentéisme ou difficultés à reprendre certaines activités.
Après un accident du travail mortel ou un événement particulièrement violent, certains salariés peuvent également développer des réactions psychotraumatiques.
L’enjeu est alors de ne pas considérer la crise comme terminée une fois l’urgence passée. L’accompagnement doit pouvoir se poursuivre dans le temps.
Quand faire appel à un intervenant extérieur ?
Une intervention externe peut être pertinente lorsque l’événement dépasse les ressources habituelles de l’organisation ou lorsque les équipes ont besoin d’un regard extérieur.
Un intervenant spécialisé peut accompagner les salariés, les managers et les représentants de l’organisation, aider à identifier les besoins et contribuer à organiser la sortie de crise.
Cette intervention peut également permettre de prendre du recul sur les conséquences de l’événement et sur les éventuels risques psychosociaux à prévenir.
Comment TOIT de SOI peut accompagner votre organisation ?
Après un décès, un accident du travail mortel ou un événement traumatique, TOIT de SOI intervient auprès des organisations pour accompagner les équipes et les aider à traverser la période de crise.
L’intervention peut comprendre un accompagnement collectif et individuel, un soutien aux managers, ou la mise en place d’une cellule de soutien psychologique en entreprise.
L’objectif est de prendre en compte le choc vécu par les salariés, prévenir les conséquences sur la santé et permettre au collectif de retrouver progressivement un fonctionnement serein.

